Professionnelle salariée et neurodivergente
Quand elle entreprend cet accompagnement, en plein hiver, elle traverse une période lourde. Professionnelle, salariée et neurodivergente, elle jongle avec une évaluation neuropsychologique, des suivis avec les ressources humaines et une foule de rendez-vous devenus plus accablants qu’aidants. Une évaluation de rendement approche et, malgré tous les conseils reçus, elle n’arrive pas à passer à l’action. Elle se sent enfermée dans une posture qui ne lui ressemble plus du style : « je suis malade, j’ai besoin d’aide », et le risque d’un arrêt de travail plane.
Ce qu’elle cherche n’est pas une recette de plus : elle a déjà les outils et les recommandations. Ce qui lui manque, c’est de refaire confiance à sa propre voix. L’accompagnement part de là : valider son ressenti sans jugement, préparer des « plans de match » concrets avant chaque échéance stressante pour alléger une charge mentale éparpillée, et la garder en mouvement. En s’appuyant sur ses forces, sur son design (elle est une « génératrice », faite pour suivre sa réponse intérieure) et sur l’écoute des signaux de son corps, elle réapprend à reconnaître ce qui la surcharge — et à choisir.
Les effets sont concrets. Elle traverse cette période chargée sans tomber en arrêt de travail : sa plus grande fierté. Elle allège son agenda, se bâtit des systèmes qui tiennent, et ose poser ses limites : faire autoriser ses heures supplémentaires, décliner un déplacement de trop, baliser son télétravail en proposant une solution gagnante pour tout le monde. Elle réintègre aussi ce qui la nourrit, du Zumba aux marches quotidiennes en passant par un espace de création à la maison.
Il y a même cet effet qu’elle n’avait pas anticipé : en traçant son chemin, elle en ouvre un pour d’autres. Deux jeunes collègues neurodivergentes lui confient qu’elle les inspire. Elle qui craignait de paraître désorganisée présente à son supérieur un plan de travail si clair qu’il en est impressionné. Là où elle se sentait à la merci du regard des autres, elle retrouve une sérénité qui est la sienne. Elle ne court plus vers la lumière : elle la laisse la guider.
« Finalement, c’est ça, ma boussole et je vais la respecter. »
Tu te reconnais dans ce parcours? Tu n’as pas à tout porter seule. On peut explorer, à ton rythme et sans te juger, ce qui t’aiderait à retrouver ta propre boussole.